A nos sept ans :
-Joyeux anniversaire Thomas !
Je crois que c'est là que tout a commencé entre Thomas et moi, à son anniversaire. 7 ans, âge de raison dit-on, je dirais plutôt que c'est l'age con des adolescents en avance. On découvre des trucs, des trucs super chouettes ! Moi, je découvrais l'amitié que je ne connaissais pas encore. Bien sûr, j'avais des amies mais ce n'était pas le même genre d'amitié que je pouvais avoir avec Thomas. Tout était fait pour qu'on devienne meilleurs amis du monde, nos mères étaient comme les deux doigts de la main, mon grand frère faisait des bisous bizarres dans le cou de sa grande s½ur, en montant les escaliers parfois..
Alors forcément, comme délégation de la famille pour son cadeau, c'est moi qu'on a envoyé, alors que je ne le connaissais. Je maudissais intérieurement mes parents ( mon frère, était déjà monté avec Judith apparemment.. ) et ce fut le coup de foudre amical.
Plus tard, au cour de la soirée d'anniversaire, quand tous les enfants conviés furent repartis chez eux ( sauf moi, bien évidemment ) nous parlâmes de mon frère, Etienne et de sa s½ur Judith.
-Tu crois qu'ils font quoi en haut ?
-Ils jouent à la playstation peut-être
J'éclata de rire.
-Pourquoi tu rigoles ?
-Les filles, ça aiment pas la playstation...
-C'est vrai... Bah, ils sont peut-être amoureux, alors.
-Comment on dit quand on est amoureux ?
Je me souviens qu'il mit environ 3 minutes pour réfléchir pour finalement me dire :
-Quand on est amoureux, on dit cuillère.
Qu'est ce qu'il me racontait ? Je dis toujours « cuillère », à mes parents, à table. Alors, j'arrête de dire cuillère, c'est décidé.
A nos dix ans :
-Même que la maîtresse c'est une co..
-Ne dis pas de gros mots !
-Co...urgette, j'allais dire.
-C'est toi la courgette, patate.
-C'est toi la patate, ENDIVE !
-C'EST TOI L'ENDIVE !
- NON C'EST TOI !
-J'TE PARLE PLUS !
-TRES BIEN !
Notre dispute dura en tout et pour tout, 4 heures et 30 minutes. J'étais restée devant la porte d'entrée, en train de regarder les voitures passer sur la route limitée à 50 km/h, elles étaient lentes ces voitures, je m'en souviens. Le temps m'en semblait encore plus long. Du temps sans Thomas, c'était du temps perdu. Perdu, gaspillé, bousillé. C'est vrai quoi, avec qui j'allais parler de ma future domination du monde si il n'était pas là ? Avec qui j'allais discuter de tout et de rien, en regardant les étoiles ? Personne. Je ne voulais que lui.
Quand il revînt, je me sentis revivre. Il me présenta ses excuses, en me disant que j'étais quand même plus intéressante qu'une endive..
A nos dix-sept ans :
Je passais toujours plus de temps avec Thomas. Il m'empêchait d'avoir des copains, à trop me protéger. Tout le monde, au collège pensait que nous nous aimions. Et ils n'étaient pas très loin de la vérité, en fin de compte. Je n'avais plus jamais utilisé le mot cuillère de ma vie, je disais « le truc à dessert ».Mes parents ne m'avaient jamais compris pour ça, tant pis.
A la fête d'anniversaire de Thomas, y'avait pas beaucoup de monde, notre petite bande de copains : Edith, Charlotte, Ellie, Harry, Danny et Dougie et nous deux. J'avais préparé la fête avec Thomas. C'était sympa, ça allait être marrant. On voulait juste pas tous finir complètement bourrés, on se connaissait, ça allait partir en conflit direct.
-Juliette ! Edith et Charlotte sont là !
-J'arrive Thomas ! Je finis de me préparer.
Thomas est né en août, nous allions passer la soirée et sans doute la nuit dans le jardin, chaleur étouffante au rendez-vous. J'enfilais donc une robe légère blanche et descendit les escaliers. Je sauta sur Charlotte et Edith, les entraîna dans le jardin, où Tom' avait déjà posé les gros poufs de salon dans l'herbe. On commença à discuter, quand Harry, Danny et Dougie arrivèrent. Dougie sauta sur Edith et je ne l'entendis plus de la soirée.. Ellie arriva en dernier. La fête commença, musique, alcool ( mais doucement ), nourriture, jeux, conneries etc.
Nous mangions le dessert quand Thomas me regarda dans les yeux et me dit lentement :
-Est-ce que tu pourrais aller me chercher une cuillère.. ?
-Pardon ?
-Une cuillère, si tu veux bien..
-Euh, oui, j'y ... j'y vais.
Je me dirigea vers le fond du jardin, direction opposée de la cuisine où étaient les trucs à desserts. Je les entendais parler.
-Tom, qu'est ce qu'elle a ?
-Attends, je vais la chercher.
J'entendis Thomas se lever de son pouf, se diriger vers moi. Je sentis des mains se poser sur mes hanches. Mon souffle se coupa.
-Tu sais, Ju', la cuisine c'est de l'autre côté.
Il m'avait dit ça en me retournant, j'étais face à lui.
-J'allais y aller, t'en... t'en fais .. pas.
-Tu sais, pour la cuillère, j'étais sérieux.
-Oui, je sais que t'as faim Thomas =)
-Non, l'autre sens de cuillère.
Il me regarda dans les yeux, se pencha vers moi, passa sa main droite dans mes cheveux, m'embrassa. Mes yeux se fermèrent. Je ne pensais plus à rien, à rien à part lui.
-Il leur en aura fallu du temps à ceux là.
-Tiens, tu parles Edith ?
Il détacha ses lèvres des miennes, me serra fort dans ses bras. Il ne m'avait jamais serré aussi fort. Jamais. Même le jour où il s'est fait plaqué par la seule copine qu'il avait eu, même le jour où je m'étais cassé le pied, même le jour où sa grand-mère est décédée. Non, jamais il ne m'avait serré aussi fort qu'après ce baiser. Nous partîmes nous rasseoir avec les autres, j'étais dans ses bras, je me sentais heureuse, voire même forte. Plus forte que tout le monde dans ce jardin. J'étais la meilleure, et j'étais amoureuse d'une cuillère. Si c'est pas le pied... C'était parfait, peut-être même un peu trop parfait...
A nos vingt ans :
-T'as pas le droit de me laisser comme ça. Non sérieusement c'est encore une blague que t'as fait avec Danny, hein ? Vous avez toujours adoré m'emmerder !
-Non, c'est .. pas une blague. Mais je pars avec Danny.
-QUOI ? OU CA ?
-Sidney, Australie.
-JE SAIS OU EST SIDNEY C'EST BON !
-T'énerves pas ! Ne pleure pas, s'il te plaît Juliette.
-TU SAIS BIEN QUE CA M'ENERVE ENCORE PLUS !
-Je sais.
-Tu sais quoi ? Tu peux partir, mais je pars aussi.
-Pourquoi ?
-Pour t'oublier, oublier cette île où tout transpirera ton souvenir, sale con.
-Et toi, tu t'en vas où alors ?
-Tokyo, Japon. Une autre île.
J'étais partie au pays du soleil levant deux semaines après l'annonce de Tom. J'étais éc½urée, il m'avait juré qu'on resterait toujours en contact. Ici au Japon, je suis sans lui, sans blond aux yeux caramels que je connais depuis mes cinq ans. Sans con pour me dire qu'on dit « je t'aime » en disant « cuillère ». Je suis sans Tom, et je suis heureuse.
Ca, c'est ce que je me dit tous les jours depuis son départ. Je ne suis pas du tout heureuse, au contraire. J'essaye de m'en persuader, mais tout finit par me ramener à la réalité. Tout. Même ce qui n'a rien à voir avec lui, dans les rues, à la télé. Les panneaux d'affichages, les salons de thé, les magasines, les disques des Beatles, mon écharpe, les voitures, les gens qui déambulent dans les rues bondées de Tokyo. Tout. Et même encore plus.
Le pire, c'est que je n'arrive pas à me débarrasser de tout ce qui me rappelle Tom. Les photos de lui, de moi, de nous. Mon fond d'écran de portable, les chansons qu'ils me composaient, le bracelet qu'il m'a offert à nos douze ans. Le pendentif en or en forme de petite cuillère qu'il m'avait offert pour nos dix-huit ans . Je le porte encore tous les jours.
Je me promenais nonchalamment dans Tokyo, en évitant les passants pressés qui vont rater leur train, les cigarettes qui viennent s'écraser sur votre jean tellement nous sommes serrés, les gamins qui ne regardent pas où ils vont, les vieilles dames trop lentes. Mon portable vibra dans mon sac. Un nouveau message de « Connard »
<< Tu me manques. Cuillère. Tom >>
Je rentre chez moi, les larmes aux yeux. Comme si c'était la meilleure solution, je me passe son CD. De lui et de son groupe, McFly, les célèbres anglais qui vivent en Australie (pays le plus pourri de la Terre ).
“ I'm looking up at my star girl, I guess I'm stuck in this mad world. The things that I want to say but you're a million miles away. And I was afraid when you kissed me on your intergalactical Frisbee. I wonder why I wonder why you never me asked me to stay ?”
Parce que tu m'aurais écouté, permet moi d'en douter.
« Your stuff is in my house. So many things I can't ignore. Your coats still on the couch. Your photo's on my freezer door. If I can't be the one to hold you baby, I don't think I could live”
Sur la porte de ton frigo ? Je suis touchée, toi tu es partout.
« I won't start believing that this is the end, there must be another way 'cause I couldn't handle the thought of you going away »
Fallait y penser avant, Thomas.
Je prend mon portable, rédige le SMS.
Maintenant, un jeune homme répondant au nom de Thomas, grand, blond, aux yeux caramel, s'éclatant en Australie avec ses trois potes qui étaient aussi les miens, doit tenir son portable dans les mains, et doit lire le message :
<< Trop tard. Fourchette. Juliette >>
-Joyeux anniversaire Thomas !
Je crois que c'est là que tout a commencé entre Thomas et moi, à son anniversaire. 7 ans, âge de raison dit-on, je dirais plutôt que c'est l'age con des adolescents en avance. On découvre des trucs, des trucs super chouettes ! Moi, je découvrais l'amitié que je ne connaissais pas encore. Bien sûr, j'avais des amies mais ce n'était pas le même genre d'amitié que je pouvais avoir avec Thomas. Tout était fait pour qu'on devienne meilleurs amis du monde, nos mères étaient comme les deux doigts de la main, mon grand frère faisait des bisous bizarres dans le cou de sa grande s½ur, en montant les escaliers parfois..
Alors forcément, comme délégation de la famille pour son cadeau, c'est moi qu'on a envoyé, alors que je ne le connaissais. Je maudissais intérieurement mes parents ( mon frère, était déjà monté avec Judith apparemment.. ) et ce fut le coup de foudre amical.
Plus tard, au cour de la soirée d'anniversaire, quand tous les enfants conviés furent repartis chez eux ( sauf moi, bien évidemment ) nous parlâmes de mon frère, Etienne et de sa s½ur Judith.
-Tu crois qu'ils font quoi en haut ?
-Ils jouent à la playstation peut-être
J'éclata de rire.
-Pourquoi tu rigoles ?
-Les filles, ça aiment pas la playstation...
-C'est vrai... Bah, ils sont peut-être amoureux, alors.
-Comment on dit quand on est amoureux ?
Je me souviens qu'il mit environ 3 minutes pour réfléchir pour finalement me dire :
-Quand on est amoureux, on dit cuillère.
Qu'est ce qu'il me racontait ? Je dis toujours « cuillère », à mes parents, à table. Alors, j'arrête de dire cuillère, c'est décidé.
A nos dix ans :
-Même que la maîtresse c'est une co..
-Ne dis pas de gros mots !
-Co...urgette, j'allais dire.
-C'est toi la courgette, patate.
-C'est toi la patate, ENDIVE !
-C'EST TOI L'ENDIVE !
- NON C'EST TOI !
-J'TE PARLE PLUS !
-TRES BIEN !
Notre dispute dura en tout et pour tout, 4 heures et 30 minutes. J'étais restée devant la porte d'entrée, en train de regarder les voitures passer sur la route limitée à 50 km/h, elles étaient lentes ces voitures, je m'en souviens. Le temps m'en semblait encore plus long. Du temps sans Thomas, c'était du temps perdu. Perdu, gaspillé, bousillé. C'est vrai quoi, avec qui j'allais parler de ma future domination du monde si il n'était pas là ? Avec qui j'allais discuter de tout et de rien, en regardant les étoiles ? Personne. Je ne voulais que lui.
Quand il revînt, je me sentis revivre. Il me présenta ses excuses, en me disant que j'étais quand même plus intéressante qu'une endive..
A nos dix-sept ans :
Je passais toujours plus de temps avec Thomas. Il m'empêchait d'avoir des copains, à trop me protéger. Tout le monde, au collège pensait que nous nous aimions. Et ils n'étaient pas très loin de la vérité, en fin de compte. Je n'avais plus jamais utilisé le mot cuillère de ma vie, je disais « le truc à dessert ».Mes parents ne m'avaient jamais compris pour ça, tant pis.
A la fête d'anniversaire de Thomas, y'avait pas beaucoup de monde, notre petite bande de copains : Edith, Charlotte, Ellie, Harry, Danny et Dougie et nous deux. J'avais préparé la fête avec Thomas. C'était sympa, ça allait être marrant. On voulait juste pas tous finir complètement bourrés, on se connaissait, ça allait partir en conflit direct.
-Juliette ! Edith et Charlotte sont là !
-J'arrive Thomas ! Je finis de me préparer.
Thomas est né en août, nous allions passer la soirée et sans doute la nuit dans le jardin, chaleur étouffante au rendez-vous. J'enfilais donc une robe légère blanche et descendit les escaliers. Je sauta sur Charlotte et Edith, les entraîna dans le jardin, où Tom' avait déjà posé les gros poufs de salon dans l'herbe. On commença à discuter, quand Harry, Danny et Dougie arrivèrent. Dougie sauta sur Edith et je ne l'entendis plus de la soirée.. Ellie arriva en dernier. La fête commença, musique, alcool ( mais doucement ), nourriture, jeux, conneries etc.
Nous mangions le dessert quand Thomas me regarda dans les yeux et me dit lentement :
-Est-ce que tu pourrais aller me chercher une cuillère.. ?
-Pardon ?
-Une cuillère, si tu veux bien..
-Euh, oui, j'y ... j'y vais.
Je me dirigea vers le fond du jardin, direction opposée de la cuisine où étaient les trucs à desserts. Je les entendais parler.
-Tom, qu'est ce qu'elle a ?
-Attends, je vais la chercher.
J'entendis Thomas se lever de son pouf, se diriger vers moi. Je sentis des mains se poser sur mes hanches. Mon souffle se coupa.
-Tu sais, Ju', la cuisine c'est de l'autre côté.
Il m'avait dit ça en me retournant, j'étais face à lui.
-J'allais y aller, t'en... t'en fais .. pas.
-Tu sais, pour la cuillère, j'étais sérieux.
-Oui, je sais que t'as faim Thomas =)
-Non, l'autre sens de cuillère.
Il me regarda dans les yeux, se pencha vers moi, passa sa main droite dans mes cheveux, m'embrassa. Mes yeux se fermèrent. Je ne pensais plus à rien, à rien à part lui.
-Il leur en aura fallu du temps à ceux là.
-Tiens, tu parles Edith ?
Il détacha ses lèvres des miennes, me serra fort dans ses bras. Il ne m'avait jamais serré aussi fort. Jamais. Même le jour où il s'est fait plaqué par la seule copine qu'il avait eu, même le jour où je m'étais cassé le pied, même le jour où sa grand-mère est décédée. Non, jamais il ne m'avait serré aussi fort qu'après ce baiser. Nous partîmes nous rasseoir avec les autres, j'étais dans ses bras, je me sentais heureuse, voire même forte. Plus forte que tout le monde dans ce jardin. J'étais la meilleure, et j'étais amoureuse d'une cuillère. Si c'est pas le pied... C'était parfait, peut-être même un peu trop parfait...
A nos vingt ans :
-T'as pas le droit de me laisser comme ça. Non sérieusement c'est encore une blague que t'as fait avec Danny, hein ? Vous avez toujours adoré m'emmerder !
-Non, c'est .. pas une blague. Mais je pars avec Danny.
-QUOI ? OU CA ?
-Sidney, Australie.
-JE SAIS OU EST SIDNEY C'EST BON !
-T'énerves pas ! Ne pleure pas, s'il te plaît Juliette.
-TU SAIS BIEN QUE CA M'ENERVE ENCORE PLUS !
-Je sais.
-Tu sais quoi ? Tu peux partir, mais je pars aussi.
-Pourquoi ?
-Pour t'oublier, oublier cette île où tout transpirera ton souvenir, sale con.
-Et toi, tu t'en vas où alors ?
-Tokyo, Japon. Une autre île.
J'étais partie au pays du soleil levant deux semaines après l'annonce de Tom. J'étais éc½urée, il m'avait juré qu'on resterait toujours en contact. Ici au Japon, je suis sans lui, sans blond aux yeux caramels que je connais depuis mes cinq ans. Sans con pour me dire qu'on dit « je t'aime » en disant « cuillère ». Je suis sans Tom, et je suis heureuse.
Ca, c'est ce que je me dit tous les jours depuis son départ. Je ne suis pas du tout heureuse, au contraire. J'essaye de m'en persuader, mais tout finit par me ramener à la réalité. Tout. Même ce qui n'a rien à voir avec lui, dans les rues, à la télé. Les panneaux d'affichages, les salons de thé, les magasines, les disques des Beatles, mon écharpe, les voitures, les gens qui déambulent dans les rues bondées de Tokyo. Tout. Et même encore plus.
Le pire, c'est que je n'arrive pas à me débarrasser de tout ce qui me rappelle Tom. Les photos de lui, de moi, de nous. Mon fond d'écran de portable, les chansons qu'ils me composaient, le bracelet qu'il m'a offert à nos douze ans. Le pendentif en or en forme de petite cuillère qu'il m'avait offert pour nos dix-huit ans . Je le porte encore tous les jours.
Je me promenais nonchalamment dans Tokyo, en évitant les passants pressés qui vont rater leur train, les cigarettes qui viennent s'écraser sur votre jean tellement nous sommes serrés, les gamins qui ne regardent pas où ils vont, les vieilles dames trop lentes. Mon portable vibra dans mon sac. Un nouveau message de « Connard »
<< Tu me manques. Cuillère. Tom >>
Je rentre chez moi, les larmes aux yeux. Comme si c'était la meilleure solution, je me passe son CD. De lui et de son groupe, McFly, les célèbres anglais qui vivent en Australie (pays le plus pourri de la Terre ).
“ I'm looking up at my star girl, I guess I'm stuck in this mad world. The things that I want to say but you're a million miles away. And I was afraid when you kissed me on your intergalactical Frisbee. I wonder why I wonder why you never me asked me to stay ?”
Parce que tu m'aurais écouté, permet moi d'en douter.
« Your stuff is in my house. So many things I can't ignore. Your coats still on the couch. Your photo's on my freezer door. If I can't be the one to hold you baby, I don't think I could live”
Sur la porte de ton frigo ? Je suis touchée, toi tu es partout.
« I won't start believing that this is the end, there must be another way 'cause I couldn't handle the thought of you going away »
Fallait y penser avant, Thomas.
Je prend mon portable, rédige le SMS.
Maintenant, un jeune homme répondant au nom de Thomas, grand, blond, aux yeux caramel, s'éclatant en Australie avec ses trois potes qui étaient aussi les miens, doit tenir son portable dans les mains, et doit lire le message :
<< Trop tard. Fourchette. Juliette >>